Hommage à Jess Franco

07 Avr

Par Joris

06_Mort de Jess Franco

La semaine dernière, la sphère cinéphile s’émouvait de la mort de Jess Franco, l’un des derniers grands noms de l’âge d’or de la série b des années 60 à 80. Après le décès en 2010 de Jean Rollin – grand ennemi de Franco – et de Mario Bava et Lucio Fulci il y’a déjà quelques années, seul Roger Corman résiste (encore) au temps qui passe. Désapprecié par le « bon goût cinéphile » depuis longtemps, rangé au rayon nanar (beaucoup de ces films le méritent), le réalisateur espagnol, par sa mort, regagne – tient donc – une certaine notoriété. Il faut dire que sa filmographie est impressionnante et atypique. Prêt de 200 films en presque 50 années de carrière. Franco s’était fait connaître avec un film gothique « L’Horrible docteur orloff » en 1962 et pour avoir dirigé de nombreuses fois Christopher Lee, en tant que Dracula, mais aussi dans le costume du terrible Fu Manchu. Si on le désigne principalement comme un réalisateur raté, pape de la série b (voir z), dont les films sont volontiers racoleurs, sanglants et érotiques, on oublie de saluer le grand cinéphile qu’il était, suffisamment doué pour être repéré par Orson Welles, qui séduit par son « Chasse à la Mafia » (1963) le prendra comme assistant-réalisateur sur Falstaff (1965) ! Par ailleurs, il effectuera lui-même un montage du « Don Quixotte » avorté de Welles qui fut vraiment son mentor. Il présenta aussi « Nécronomicon » en 1967 à la Berlinale, et y reçu de grands compliments publics de Fritz Lang. On lui doit tout de même, soyons honnête, une flopée de très mauvais films – plus fauchés que mauvais en réalité – dont l’usage insensé du zoom fut une marque de fabrique.

Retrouvez sur le site partenaire intervista ma critique de « Une vierge chez les morts vivants » réalisé par Jess Franco